12 juillet 2017

Pour l’abandon de l’auto-entrepreneuriat dans l’édition | Actualitte.com

Le statut d’autoentrepreneur se généralise dans le monde du travail, souvent au détriment des droits des travailleurs : s’il permet aux indépendants de facturer des prestations, il est trop souvent utilisé par les employeurs de l’édition pour éviter le salariat, soulignent les syndicats SGLCE-CGT (Syndicat général du Livre et de la communication écrite) et Filpac-CGT (Fédération des travailleurs des industries du livre, du papier et de la communication).

Fin mai 2017, l’intersyndicale formée par plusieurs syndicats de l’édition faisait parvenir un courrier à la ministre de la Culture Françoise Nyssen pour l’alerter de la précarité des lecteurs-correcteurs dans l’édition. « Après avoir tenté de les payer en droits d’auteur (pratique jugée illégale par la Cour de cassation), ces maisons obligent maintenant les correcteurs à prendre le statut d’auto-entrepreneur, toujours au même tarif bien que les cotisations sociales soient entièrement à leur charge. Il s’agit le plus souvent de salariat déguisé (employeur unique, délais et tarifs imposés), alors que le correcteur, selon la Convention collective nationale de l’édition, est un salarié » pouvait-on lire dans ce courrier.

Ce mercredi 12 juillet, les syndicats seront entendus lors d’une réunion avec l’adjoint au directeur général du travail, au Ministère du Travail. Voici les bases de l’intervention de la SGLCE-CGT et de la Filpac-CGT, un texte que nous reproduisons dans son intégralité.

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