9 juillet 2017

Festival d’Avignon ou château de Versailles, comment la culture est livrée aux mains malsaines des mécènes | Huffingtonpost.fr

Qui se préoccupe en Avignon que BNP Paribas soit recordman des filiales dans les paradis fiscaux, que Suez Environnement soit en procès en Indonésie? Le mécénat vaut respectabilité.
Le « mécénat culturel » occupe désormais une place incontournable dans la pratique et le discours sur la culture. A l’occasion de l’ouverture de la saison des festivals en France, l’équipe culture de la France insoumise revient sur ce qui a constitué un axe essentiel de réflexion et de propositions dans la rédaction du livret « les arts insoumis, la culture en commun ». Pourquoi avoir mis un projecteur sur le « mécénat culturel »? Qu’est-il devenu en France? Pouvons-nous parler de perversion du mot?

Depuis la loi Aillagon de 2003, les gouvernements successifs ont voulu encourager les élites économiques et financières à financer la culture. Dans ce mouvement, ils ont –selon nous– fait entrer dans la bergerie un loup, un challenger des politiques publiques dans leurs prérogatives essentielles: critères, choix et hauteur des financements. En même temps, les entreprises donatrices encaissent des allègements fiscaux désormais considérables: selon l’Admical, le lobby dédié des plus gros mécènes, le mécénat culturel représente 500 millions d’euros par an (à 2/3 déductibles des impôts), quand le budget du ministère atteint 3,6 milliards.

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