7 octobre 2017

La culture française « indépendante » est devenue complètement trisomique | Gonzai.com

L’indépendance : c’était une promesse, mais c’est surtout devenu un sticker Fnac, un écusson de pauvre qu’on brandit tous, façon Touche pas à mon pote. Des labels à la presse musicale, c’est désormais une soupe pop servie par de grands argentiers. Et il va y avoir des morts sur le carreau.

Etre « indépendant », c’est la grande tendance la collection automne-hiver 2017. De qui, de quoi ? Personne ne sait. C’est vrai qu’à l’inverse, personne n’oserait clamer qu’il est dépendant, c’est un fait. Ainsi donc, tout le monde y va de son beau refrain : il faut être non seulement indépendant, mais surtout le crier très fort. Le premier coup de clairon fut d’abord donné par l’investisseur et néanmoins fan des Clash, Matthieu Pigasse, avec ses « Nouvelles éditions Indépendantes », propriétaire ou actionnaires de médias comme les Inrockuptibles, Nova ou encore Vice France. Le second, finalement encore pire, par Le Prix des indés, dont nous vous avons déjà dit tout le bien qu’on en pensait, et dont les limites ont cette année encore été dépassées avec les trophées « Prix du petit label » et « Prix de l’album audacieux », comme si les patrons de petits labels, du haut de leur tours d’ivoire faites de relances URSSAF et SACEM, avaient attendu qu’on s’intéresse à eux pour bosser. « Merde, j’ai vraiment produit trop d’album audacieux cette année, je vais me calmer et sortir un disque qui ne fera pas de vagues ». On voit bien le ridicule de cette marchandisation de l’invendable. « Rendez-vous le 16 octobre à la Cigale pour découvrir les nouveaux lauréats 2017 ». Can’t wait.

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