5 juin 2017

Coopérer entre collègues, la solution pour ne plus souffrir au travail |Theconversation.com

Les pathologies mentales au travail n’ont cessé de s’accroître au cours des 25 dernières années. L’expérience du travail peut générer le meilleur, mais aussi de la dépression, des pathologies post-traumatiques en rapport avec les violences dont les salariés sont victimes en provenance des clients, des pathologies de harcèlement provenant cette fois, non des clients, mais de l’intérieur de l’entreprise. Et enfin, des tentatives de suicide et des suicides.

Si la santé des corps dépend des conditions du travail, la santé mentale est principalement en rapport avec l’organisation du travail. Quatre méthodes introduites dans les années 1990 sont principalement en cause : l’évaluation individuelle des performances, la qualité totale et les critères de certification comme les normes Iso, la flexibilisation (travail intérimaire, CDD, travail à temps partiel en vacations imposées, statut de petit entrepreneur, travail au noir, travail clandestin, sous-traitance) et la standardisation des tâches.

Pour les chercheurs et les cliniciens, il n’y a donc plus aucun mystère dans l’aggravation de la pathologie mentale au travail, comme je l’ai expliqué en ouverture de la journée Santé mentale et travail, qui s’est tenue le 16 mars à Paris à l’initiative de MGEN. J’y ai décrit des voies que l’on peut tracer pour mettre un terme à cette évolution désastreuse, et que je reprends ici.

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